lundi , 27 février 2017

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5 conseils pour devenir chirurgien

30 juin 2016

Vous voulez devenir chirurgien ? Xavier Catelineau, chef du département d’urologie à Institut Mutualiste Montsouris, donne 5 conseils pour faire ce métier. Formation, comportement à avoir, profil, il dit tout.

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1. Avoir un bon relationnel

« Le premier conseil que je donnerais aux jeunes qui veulent faire de la chirurgie, c’est d’avoir en tête que la chirurgie n’est pas seulement un métier technique, mais également un métier relationnel. Il faut donc aimer les gens, il faut avoir envie de s’occuper des gens. C’est un élément absolument essentiel, parce qu’il faut d’abord poser une indication opératoire, donc voir les gens en consultation. Ensuite, il faut arriver à assurer des suivis. C’est donc important d’expliquer, de suivre les patients et d’avoir un relationnel qui soit le plus important et le plus détaillé possible avec eux. »

2. Aimer travailler en équipe

« Le deuxième point, c’est que non seulement il faut aimer les patients, mais il faut aimer les gens avec qui on travaille, parce qu’on travaille en équipe. Il faut aussi avoir en tête que la chirurgie tout seul, c’est terminé. On travaille avec les anesthésistes, avec d’autres chirurgiens, d’autres médecins. On va de plus en plus vers du médico-chirurgical pour prendre en charge globalement le patient, et pas seulement sous l’angle technique. Il faut imaginer que le chirurgien tout seul dans son établissement de santé avec l’anesthésiste, c’est terminé. Pourquoi ? Parce que la chirurgie devient de plus en plus une spécialité qui est un peu borderline. Elle est en limite, en relation avec beaucoup d’autres spécialités. Je pense notamment à l’imagerie, à la cancérologie médicale, à d’autres pathologies fonctionnelles. Il faut donc absolument apprendre à travailler en équipe, avec les autres chirurgiens de son équipe mais également toutes les autres spécialités médicales qui gravitent autour et avec lesquelles on va avoir une vraie collaboration, un vrai partenariat. Le patient étant au centre de cet enjeu. »

3. Ne pas avoir peur des responsabilités

« Il faut aimer les métiers à responsabilité. Ce sont des responsabilités qui sont relativement lourdes, en médecine de manière générale et en chirurgie en particulier. Il faut donc accepter ces responsabilités, qui ne sont pas écrasantes mais qui existent. Il ne faut pas être trop inquiet à ce niveau là. On n’est pas aux USA où on risque des procès tous les matins. Il faut simplement accepter, avoir un caractère qui n’est pas trop déstabilisé par le caractère effectivement un peu lourd des responsabilités. Pour autant, si on a une bonne formation, qu’on assure une bonne information aux patients, un bon suivi des patients, les risques de procédure sont relativement rares. Mais elles existent. Ça fait partie du métier, il faut l’accepter. Il faut également accepter que les patients soient également de plus en plus exigeants. Il faut intégrer ça dans son relationnel avec les patients. »

4. Se tenir au courant des innovations dans ce domaine

« Il faut aussi aimer l’innovation, parce que la chirurgie, comme tous les domaines de la médecine, bouge beaucoup. La façon dont les jeunes vont apprendre la chirurgie quand ils vont commencer leurs études et leur formation, sera tout à fait différente de ce qu’ils feront 10 ans plus tard. Alors qu’il y a une trentaine d’années, on faisait la même chirurgie pendant 10 ou 20 ans, maintenant les choses évoluent beaucoup. Il faut donc être prêt à se remettre en question et réapprendre tout au long de sa carrière. Mais c’est un enjeu formidable.  »

5. S’ouvrir

« Il faut durant toutes ses études et même durant la suite de son exercice, penser à s’ouvrir. Il faut s’ouvrir, non seulement aux nouvelles technologies, non seulement aux différentes équipes, en France, mais il faut aller à l’étranger, il faut se confronter aux autres, il faut faire venir le plus possible des chirurgiens étrangers qui viennent montrer ce qu’ils font et qui vous apprennent des choses. Et il est clair que dans les services, dans les départements académiques, on a la chance d’accueillir, pour certains, de jeunes chirurgiens étrangers. »

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Interview : Marion Barthélemy
Réalisation / montage: Valentin Chatelier

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